1er août: «Il n’existe aucun remède miracle»

Pour la conseillère fédérale Doris Leuthard, «une période pénible attend la Suisse», qui reste exposée aux crises économiques européennes.

«Vouloir supprimer la libre circulation va à l'encontre du bien du pays», a également déclaré lundi la conseillère fédérale.

«Vouloir supprimer la libre circulation va à l'encontre du bien du pays», a également déclaré lundi la conseillère fédérale.

La Suisse doit se préparer à vivre une longue période pénible et un fléchissement de sa croissance. Les problèmes financiers de la zone euro touchent aussi la Suisse, a déclaré lundi la conseillère fédérale Doris Leuthard lors de son discours de 1er août à Loèche (VS).

Par sa forte intégration, la Suisse reste directement exposée aux crises économiques qui affectent l’Europe. Cette situation préoccupe le Conseil fédéral, mais «il n’existe aucun remède miracle», a dit Mme Leuthard.

Discipline budgétaire, économie de marché socio-libérale, société ouverte sont les éléments qui serviront au mieux les intérêts de tous, a estimé Mme Leuthard. Elle a plaidé pour une Suisse d’ouverture et de liberté.

Idéologies condamnées
Et pour disposer d’une véritable liberté, il faut condamner toute idéologie. C’est parce qu’elle «ne s’est pas laissée aveugler par les idéologies» que la Suisse peut aujourd’hui traiter d’égal à égal avec les grandes puissances économiques, a dit Mme Leuthard.

La liberté a aussi ses revers. La Suisse est devenue un pays attrayant pour l’immigration. Mais «vouloir supprimer la libre circulation, voire la renégocier, va à l’encontre du bien du pays», a averti la conseillère fédérale.

L’ouverture aux autres est capitale. Cette sensibilité aux personnes d’autres cultures et d’autres pays a forgé la Suisse. «Nous nous sommes développés parce que des étrangers sont arrivés chez nous pour y séjourner ou y travailler», a dit Mme Leuthard.

Matinée à la ferme
La conseillère fédérale a participé en matinée à un brunch à la ferme à Varone (VS). Son homologue Johann Schneider-Ammann a suivi la même voie avec un dîner à la ferme à Charrat (VS), pour sa première visite en Valais.

La visite du conseiller fédéral s’est déroulée en présence de quelque 300 convives dont de nombreux représentant de l’agriculture biologique, a indiqué son porte-parole Christophe Hans. M. Schneider- Ammann s’est entretenu avec le vice-président de l’Union suisse des paysans et les dirigeants de la Chambre valaisanne d’agriculture.

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