21 avril 2002 – 22 avril 2012 : La grande revanche du Parti Socialiste et la victoire de la bipolarisation Gauche-Droite

Ndlr (Le Zebre) : un communiqué de presse que nous retranscrivons pour sa pertinence sans que cela doive nécessairement être interprété comme un soutien au Parti de la France de Carl Lang (même si je – Le Zèbre – doit dire que ce dernier, qui est un honnête patriote, ne m’est pas antipathique, loin de là). Concernant le Front national mariniste (le « front familial » comme le dit d’ailleurs Carl Lang), le temps manque actuellement pour lui consacrer une analyse de fond, mais je tâcherai de m’y atteler prochainement, pour faire part de mes sentiments partagés à son égard. Double national, j’ai finalement opté pour l’abstention en ce dimanche de premier tour, mais si j’avais été voté cela aurait été – en me forçant un peu – en faveur de Marine, malgré mes sentiments plus que réservés quant à sa ligne étatiste et antilibérale

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21 avril 2002- 22 avril 2012 : La grande revanche du Parti Socialiste et la victoire de la bipolarisation Gauche-Droite

Communiqué de presse de Carl Lang, président du Parti de la France

Les annonces et les attentes  du  grand bouleversement du système politique français à l’occasion de cette élection présidentielle ont fait long feu. Nous assistons à la qualification plus que  facile des deux candidats des habituels partis de gouvernement. Avec 28,63% pour François Hollande et 27,18% pour Nicolas Sarkozy, ils n’ont été menacés  par personne au premier tour et sont les seuls à passer la barre des 20%.
Pour les autres candidats, dix ans après 2002, nous constatons  un quasi statu quo électoral.
En 2002, le parti communiste et l’extrême   gauche recueillaient ;  3,37% pour Robert Hue, 5,72% pour Laguiller, 4,25% pour Besancenot, 0,47% pour Gluckstein , soit un total de 13,81% des voix. Aujourd’hui, Mélenchon (11,11%),  Poutou (1,15%) et Arthaud(0,56%) obtiennent ensemble 12,80% des suffrages. Rien de nouveau sous le soleil malgré les démonstrations de force du front de gauche.
En 2002, Jean-Marie LE PEN (16,86%) et Bruno  Mégret (2,34%) totalisaient au premier tour 19,2% des voix pour la vraie droite nationale. Aujourd’hui, Marine LE PEN, en situation de monopole recueille 17,90 % des suffrages. Rien de nouveau sous le soleil malgré une exposition médiatique que n’avait jamais connue son père. Son  ralliement au discours économique de gauche ne  fera finalement que le jeu du parti socialiste au deuxième tour. Enfin,  à 9 points derrière le candidat UMP et 10 points derrière le socialiste le mythe de l’accès garanti au deuxième tour par la baguette magique de la « dédiabolisation » s’est effondré.
Alors que la France et le monde traversent la plus grande crise financière et économique depuis 1929, les forces soi-disant  alternatives aux partis dominants disposaient des conditions historiques pour réaliser le grand changement. Il ne s’est rien passé de nouveau ; Malgré un bon résultat électoral, l’échec politique est patent. La qualification de Sarkozy et de Hollande au deuxième tour n’a finalement  été qu’une formalité.
Jacques Chirac président sortant en 2002 obtenait 19,88% au soir du premier tour ; Nicolas Sarkozy, président sortant d’un quinquennat de crise mondiale obtient 27,08%. Lionel Jospin, le candidat PS de 2002 obtenait 16,28% et était éliminé ; François Hollande recueille 28,63% des suffrages et arrive en tête.
Le succès de premier tour des deux partis dominants du système est donc total.
C’est la revanche, 10 ans après, du parti socialiste et la victoire de la bipolarisation gauche-droite de la vie politique française.
Nous sommes donc à des années  lumière du grand choc de 2002 qui, par la qualification au deuxième de Jean-Marie LE PEN avait ébranlé le régime de cohabitation.
Le Parti de la France fera part de sa position politique pour le deuxième tour dans les jours prochains, et, puisque tout reste à faire, se prépare activement au rendez-vous des élections législatives de juin.

 

À propos de Le Zebre

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Une réponse à 21 avril 2002 – 22 avril 2012 : La grande revanche du Parti Socialiste et la victoire de la bipolarisation Gauche-Droite

  1. Martin 24 avril 2012 à 18 h 42 min #

    > Son ralliement au discours économique de gauche ne fera finalement que le jeu du parti socialiste au deuxième tour.

    C’est-à-dire ? Le PS veut sortir de l’euro ? Pas très bien compris …

    La pluralité des partis c’est bien mais ça prendrait beaucoup d’élections pour faire monter un parti comme le PdlF. Et quand tous les Français voteront pour ce parti, son score sera de 10% … Autant continuer avec le Front National, puis une fois qu’il arrive au pouvoir, les gens auront l’esprit plus ouvert pour regarder ailleurs.

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