Lisbonne dans les pas d’Athènes ?

Les marchés financiers semblent condamner le Portugal à un sort similaire à celui de la Grèce. Lisbonne tente de les rassurer et met en avant le processus de réduction de ses déficits. Mais pas certain que cela soit suffisant…

Ce n’est pas encore un scénario à la grecque, mais cela y ressemble de plus en plus. Le Portugal est entré depuis le début de l’année dans l’œil du cyclone boursier et son gouvernement se démène actuellement pour rassurer les marchés internationaux sur la situation économique du pays. “Il n’y a aucune raison que le Portugal soit amené, comme la Grèce actuellement, à renégocier une partie de sa dette avec les créanciers privés”, a martelé le Premier ministre Pedro Passos Coelho dans un long entretien accordé jeudi 2 février au quotidien portugais « Sol ».

Le chef du gouvernement portugais est monté au créneau médiatique car le taux d’intérêt sur la dette souveraine portugaise a dépassé 17% pour les emprunts à dix ans. Un niveau jamais atteint pour le pays depuis la création de l’euro en 1999 et qui dénote d’un profond pessimisme de la part des marchés quant à l’évolution de la situation nationale à long terme.

En fait, on peut même dire que les marchés financiers sont plus que pessimistes. Ils frisent la panique. En effet, les taux d’intérêt à court terme pour le Portugal, c’est-à-dire sur deux ans, ont frôlé fin janvier les 20%. Les Bourses semblent juger que Lisbonne pourrait dégringoler très vite sur une pente à la grecque. Cette explosion des taux, qui s’est légèrement calmée ces derniers jours, rend problématique le retour programmé à début 2013 du Portugal comme emprunteur sur les marchés financiers.

Pour l’instant, Lisbonne n’y a pas accès. Les finances du pays dépendent uniquement d’un prêt de 78 milliards d’euros consenti par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) en mai 2011. Mais cet argent n’est censé couvrir les besoins portugais que jusqu’au début de l’année prochaine. Si les taux d’intérêt ne baissent pas sensiblement d’ici là, Lisbonne aura des difficultés à trouver des créanciers. Le gouvernement devra alors négocier un nouveau prêt international.

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